Durant la campagne récente électorale de 2008, le Premier Ministre Stephen Harper a fait valoir un point extrêmement cocasse concernant l’économie. Ce dernier suggérait que la situation économique actuelle fournissait en ce moment d’excellentes opportunités pour les investisseurs et que c’est le meilleur moment pour ajouter des titres boursiers dans les portefeuilles. Je vais expliquer d’abord pourquoi il a eu tort d’exprimer ce commentaire en pleine campagne électorale. Ensuite je reviendrai sur ce commentaire, puisqu’il est vrai que les opportunités sont partout.Comme j’en parle souvent, la population canadienne est fortement endettée, pour chaque 100$ de revenu gagné par le ménage moyen, il y a environ 130$ de solde de dettes. Cela implique donc que les gens n’économisent plus avant de faire leurs achats et ont de plus en plus recours au crédit. Dans le contexte de la situation actuelle, les économies des ménages qui se trouvent en ce moment affectées par les fluctuations du marché sont à peu près tout ce qui a été mis de côté par ces derniers, que ce soit pour économiser afin d’acheter une maison ou, à plus long terme, pour financer leur retraite. N’ayant pas d’épargne, ils se retrouvent désavantagés par une baisse du marché pour deux raison. Premièrement, celle-ci érode leur patrimoine financier et deuxièmement, ils ne peuvent pas profiter des aubaines présentes dans ce genre de situation, ce qui m’amène à traiter de la véracité des propos de M. Harper.
Il est vrai que les périodes de tourmente économique présentent les meilleures occasions. Le milliardaire Warren Buffett, actuellement le deuxième homme le plus riche de la planète selon le magazine Forbes, profite pleinement des occasions offertes par le marché. Il n’a presque pas investi dans le marché depuis la débâcle de 2000, l’amenant à se retrouver avec environ 45 milliards de dollars qui attendaient l’occasion d’être investis. Entre aout et octobre 2008, il a investi plus de 11 milliards en actions privilégiées des grandes sociétés américaines Goldman Sachs et General Electric, dont leur prix a été affecté par la panique sur les marchés, mais qui ont d’excellentes perspectives de croissance.
S’il y a de si bonnes occasions pour l’un des hommes les plus riches de la planète, il doit bien y en avoir pour les plus petits investisseurs.